Je ne sais pas vous, mais moi, quand j'ai décidé que j'allais me faire couper les cheveux, ça devient comme une obsession. Et c'était cette semaine. Ca m'a prise la semaine dernière, je ne supportais plus ce carré long que je ne savais plus comment coiffer, j'ai tergiversé, hésité, décidé, ré-hésité et enfin trouvé ce que je voulais. 

Le problème, c'est que j'ai également ce genre d'obsession pour mes proches également. Le plus grand des hommes de la maison y échappe un peu plus, bien que je puisse être particulièrement tenace et subtile dans mes commentaires... mais le plus petit tombe sous mon joug.

J'ai profité de l'absence de la nounou, d'un moment passé avec lui, et nous avons cherché un gentil coiffeur. Par là il faut entendre un coiffeur qui n'utilisera pas de tondeuse. Pour une raison que j'ignore, il se crispe dès qu'il en voit une. Cet été, un indélicat a refusé de prendre des ciseaux malgré les larmes de mon poussin, malgré mon courroux. Une oreille a été pincée, un prince consolé grâce à un sorbet, et jamais nous n'y sommes retournés. A chaque fois que nous passons devant le salon, le commentaire fuse "pourquoi le coiffeur n'était pas gentil ? pourquoi il était méchant ?".
Nous avons donc trouvé près de la crèche une coiffeuse qui a su écouter mon petit garçon.

20110125

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