un billet surement un peu brouillon, mais écrit à chaud

J'étais il y a quelques jours entourée d'autres mamans. Certaines discutaitent de soucis qui, à mon avis, ont plus leur place dans une cour de maternelle que parmi des adultes. L'une était d'accord avec moi. Même si l'histoire avait dérapé et pris des proportions qui n'avait pas lieu d'être. 
L'autre lança simplement "Elles sont aigries, elles sont en PMA". 

Et là, la méga baffe. De celles qui vous font vaciller sur place. Tout qui se met à tourner. Se rattraper à sa conscience et se dire que non, il est hors de question d'entrer dans ce jeu malsain. 

Je ne pense pas avoir été aigrie à quelque moment que ce soit. Jalouse, envieuse oui. Aigrie, je ne pense pas. 
Je n'en ai jamais parlé ici, parce que je n'ai jamais jugé utile de le faire. Certaines le savent, d'autres non. Certaines m'ont ramassée à la petite cuillère, d'autres ont surement trouvé que le rhume des foins en janvier c'était quand même bizarre. 
Au final, mes enfants n'ont rien de tatoué sur le front. Je mets au défi qui que ce soit de me dire lequel d'entre eux est issu de la PMA et quel autre ne l'est pas. 

Je ne comprends pas cet amalgamme qui est fait sur les parents PMA. Oui, commencer la PMA n'est pas anodin, oui si nous faisons tout cela c'est que nous vivons le fait de ne pas avoir d'enfant (le premier, les suivants...) comme un manque. Mais n'existe-t-il pas de personnes sont aigries sans être passées par la PMA ? 
Le fait que VOUS en ayez n'a rien à voir avec le fait que NOUS n'en ayons pas. 
Non, vraiment, j'ai beau la tourner dans tous les sens, ce "elles sont aigries, elles sont en PMA" je ne le comprends pas. Je l'ai trouvé gratuit, méchant. 

Pourquoi intégrer dans cette querelle de bac à sable une problèmatique médicale ? Pourquoi ne pas simplement considérer qu'il y a eu un dérapage, qu'on ne peut pas être en opposition sans ajouter un jugement qui n'a pas lieu d'être ?

Oui, aujourd'hui, je suis en colère. Parce que oui, la PMA est une douleur. Comme le surpoids, comme la trop grande minceur. 
Alors, si je sais que j'ai été jalouse, envieuse de tous ces ventres ronds que j'avais l'impression de voir partout, si j'ai été jalouse et envieuse de tous ces bras qui berçaient ces tout petits bébés, j'espère ne jamais avoir été aigrie. Et cette phrase, psychologie de comptoir, m'a fait mal, très mal.